Leur présentation
Une aventure née entre deux contrats de recherche
Biologistes de formation, nous avons travaillé quelques années dans la recherche avant de prendre la route. En 2019, nos contrats se terminaient, alors nous avons saisi l’occasion d’aménager nous-mêmes notre premier fourgon et de partir un an en autonomie à travers l’Europe. C’est en Grèce que Héra, notre chienne, nous a rejoints, suivie de Cléo, deux ans plus tard, notre chatte aventurière. Depuis le début de cette aventure, nous partageons sur The Happy Life Trotters des guides d’aménagement qui expliquent la logique derrière chaque choix technique, pour que chacun puisse construire le van qui lui ressemble, ainsi que nos récits et itinéraires de voyage et de randonnée. Devenus photographes et vidéastes, nous racontons aujourd’hui la vanlife telle qu’on la vit vraiment, avec ses belles surprises comme ses compromis.
La parole à Sarah et Jordane. Leurs réponses sont reproduites telles qu’ils les ont écrites. Les seuls ajouts éditoriaux sont les légendes et les encadrés clairement identifiés « Le regard Label Vanlife ».
Question 1
Avant The Happy Life Trotters, qui étaient Sarah et Jordane, et quel a été le déclic qui vous a fait passer du « ce serait chouette un jour » au premier vrai départ ?
Nous sommes tous les 2 des scientifiques à la base. Nous nous sommes rencontrés à la faculté des sciences de Luminy à Marseille, tous les 2 dans une licence de biologie. Après l’obtention d’un diplôme de Master, nous avons commencé à travailler dans des laboratoires de recherche pendant quelques années. Et puis, la routine du métro, boulot, dodo s’est installée et nos CDD arrivant à terme, nous nous sommes demandé si ce n’était pas le bon moment pour faire un break et voir d’autres choses. L’idée du voyage a très vite émergé et, à la base, nous étions partis sur le fait de voyager avec notre Clio sommairement aménagée et une tente. Mais Sarah est tombée sur des blogs et récits de voyageurs en van et l’âme de bricoleur de Jordane a tout de suite vu le potentiel de ce projet, un peu plus complexe, plus grand mais surtout qui nous donnerait plus de confort sur l’année de voyage à venir.
On a foncé tête baissée. On a acheté un véhicule (déjà aménagé mais nous avons décidé de tout refaire entièrement pour construire notre petit cocon), on l’a fait homologuer et on est partis sur les routes d’Europe. Tout ça, en l’espace de 6 mois.

Question 2
Votre aventure a commencé en 2019. Si vous regardez le chemin parcouru depuis, qu’est-ce qui a le plus changé : votre véhicule, votre manière de voyager ou votre façon de voir la vie ?
Ce voyage nous a complètement transformés. Nous avions 27 et 28 ans au moment du départ, nous étions deux grands timides mais vivre sur les routes, dans des pays étrangers et devoir s’adapter chaque jour à l’environnement qui change et gérer les galères nous a permis de grandir et nous construire. Nous avons toujours eu cette âme de curieux, toujours à vouloir voir plus loin et essayer de comprendre « le pourquoi du comment ». Alors quand nous avons goûté à cette façon de voyager et même de vivre, nous avons appris à nous reconnecter à l’essentiel. Nous avons compris que le temps est précieux et que chacun devrait pouvoir l’utiliser pour faire ce qui lui plaît.
Nous n’avons jamais été aussi heureux que pendant cette année de voyage, même en vivant dans 6 m². Cette expérience a transformé notre façon de voir la vie et aujourd’hui nous avançons toujours en gardant en tête que notre vie est ce que nous décidons d’en faire.
Question 3
Vous avez connu plusieurs fourgons aménagés. Que vous a appris chacun d’eux, et qu’est-ce que votre véhicule actuel raconte de votre expérience ?
Notre premier fourgon était un L3H2. Il était grand et confortable pour y vivre à l’année. Nous n’avons plus de van depuis quelque temps mais nous savons que le prochain fourgon ressemblera très fortement au premier (nommé Bobby). Nous avons expérimenté aussi le voyage dans une fourgonnette bien plus petite. Un Jumpy L1H1, dans lequel nous ne tenions pas debout. Et finalement c’est avec ce plus petit véhicule que nous sommes partis avec notre chienne, Héra, et notre chatte Cléo. Pour de courtes durées de voyage, ce genre de véhicule est idéal pour passer partout. Et même à 4 là-dedans, même par temps de pluie, même sans douche ni toilettes, nous avons adoré nos voyages.
Ces genres d’expériences nous rappellent qu’on prend trop facilement le confort quotidien à la maison pour acquis. Ça fait toujours du bien ces piqûres de rappel et finalement, on s’habitue très vite et on s’adapte à cette nouvelle façon de vivre. On apprend à utiliser très peu d’électricité et on devient économe avec l’eau. On comprend qu’avoir 2 pantalons et 4 t-shirts est largement suffisant et que tout le reste est superflu.

Question 4
Après une année complète sur les routes d’Europe, quel souvenir résume le mieux ce que vous étiez venus chercher — et quelle surprise n’était absolument pas prévue au programme ?
Nous ne sommes pas partis au meilleur moment, mais ça, nous ne pouvions pas le prévoir. Nous étions en Grèce quand la pandémie du Covid est arrivée et que les frontières ont été fermées. Nous nous sommes retrouvés bloqués, dans ce pays étranger, loin de nos familles. Le destin a bien fait les choses puisque le jour de l’alerte, nous venions tout juste de rencontrer d’autres voyageurs français sur une plage. Chassés par la police à 2 reprises, nous avons alors tous décidé de rester soudés pour trouver un endroit où nous pourrions rester avec nos fourgons. Nous avons passé 2 mois ensemble, sur une plage où le camping sauvage est autorisé et malgré 2 passages de la police, qui nous ont poussés à partir, nous avons pu stationner.
En partant en voyage, nous cherchions surtout cette liberté qu’on ne trouve pas facilement en suivant le chemin tout tracé qu’on nous impose chez nous. C’est ici, sur cette plage, avec ces belles rencontres inattendues que nous l’avons trouvée. Aujourd’hui, ces personnes avec qui nous avons cohabité sont devenues nos amis les plus chers.
Et cette plage restera aussi un souvenir inoubliable pour la simple et bonne raison que c’est ici que nous avons trouvé Héra, notre chienne. Elle et ses frères et sa sœur ont été trouvés par notre groupe, dans un carton. Ils n’avaient pas 6 semaines et étaient dans un sale état. Nous nous sommes occupés d’eux et nous avons eu un coup de cœur pour Héra et nous l’avons adoptée officiellement. Nous sommes restés un mois de plus dans le pays après le déconfinement pour finaliser les conditions de voyage de Héra à l’étranger. Une décision bien inattendue, nous qui n’avions jamais souhaité avoir de chien. Chaque chiot a trouvé sa famille sur cette plage et tout le monde se porte bien aujourd’hui.

Question 5
On montre souvent la vanlife au coucher du soleil, portière ouverte sur un paysage parfait. À quoi ressemble la scène cinq minutes après, hors champ ?
Oui c’est clair que c’est la vision que tout le monde recherche ! Et c’est clairement ce qui fait rêver sur les réseaux. Mais il faut savoir que cela ne représente souvent pas la réalité des choses. Encore plus maintenant à l’ère de l’IA. La vérité c’est qu’on dort plus souvent sur des parkings que face à la mer ou sur des lieux ultra beaux. Et quand bien même on arriverait à stationner dans des endroits plus « nature ou loin de la route », c’est souvent rempli de monde. Les photos et vidéos sont prises dès qu’il n’y a plus personne dans le champ de vision.
Il faut savoir aussi que ces endroits sont rarement paradisiaques. Cela nous est arrivé à de nombreuses reprises de nettoyer la plage ou le spot sur lequel nous stationnons pour, déjà, nous sentir mieux, faire un geste pour l’environnement et aussi pour retirer les dangers potentiels pour Héra (bouteilles en verre cassées, détritus en tous genres, souvent inattendus sur ce genre de spot). De même pour le fourgon, qu’il faut maintenir tout le temps parfaitement rangé et propre pour avoir l’image parfaite, alors que tout le monde sait que c’est assez difficile dans 6 m² quand on vit à l’année.
On essaie justement de montrer la réalité des choses autour de la vanlife sur les réseaux en partageant les coulisses de ce qu’il se passe vraiment au quotidien.
Question 6
Quel a été votre plus beau « raté » de voyage : celui qui vous a contrariés sur le moment mais que vous racontez aujourd’hui en riant ?
L’aboutissement de notre voyage, c’était d’aller jusqu’au cap Nord, en Norvège. L’idée de base, c’était d’y être en juillet/août. Mais avec la pandémie et les frontières bloquées, notre itinéraire de base a été totalement décalé, au point qu’on s’est retrouvés au-dessus du cercle polaire fin octobre, là où les températures descendaient déjà à -20 °C. Sur les derniers kilomètres, avant d’atteindre le cap Nord, nous avons été pris dans une tempête de neige très violente. La visibilité était quasi nulle sur la route et la route était verglacée. Nous avons réussi à nous garer sur le parking final et la sortie du fourgon a été une épreuve. Le vent glacial (plus de 100 km/h) nous empêchait d’ouvrir les portes. Nous avons pu avancer jusqu’au bâtiment, et le personnel, qui était en train de fermer le musée et la billetterie, nous a dit d’évacuer les lieux au plus vite. Nous n’avons pas pu atteindre la stèle, le point final de cette aventure. Les 15 kilomètres de route pour regagner la route principale ont été les plus périlleux de notre vie. On a beaucoup roulé ce jour-là, pensant qu’on pouvait rester bloqués dans ces conditions extrêmes tout au nord de la Norvège.
Aujourd’hui on en rigole, surtout en repensant aux oreilles et babines de Héra volant dans tous les sens, quand on tentait d’atteindre la stèle. On se dit quand même qu’on a été un peu inconscients de conduire dans ces conditions, sachant qu’une semaine après, la neige avait fondu et qu’on aurait pu en profiter pleinement.

Question 7
Voyager à deux dans quelques mètres carrés est un excellent révélateur. Comment répartissez-vous les décisions, les tâches et les moments où l’un de vous a très envie de silence pendant que l’autre cherche la prochaine étape ?
Nous n’avons jamais eu de problème à ce niveau-là. Certes, si vous voulez tester votre couple, on ne peut que vous conseiller de partir en van. Nous sommes du genre à vouloir toujours tout faire ensemble. Nous passons nos moments de silence ensemble et nous prévoyons toujours nos itinéraires ensemble. Quand l’un fait à manger, l’autre continue de travailler sur l’ordinateur et les rôles s’inversent assez facilement sans avoir besoin d’établir des règles pendant des heures. Ce voyage nous a rapprochés plus que jamais et aujourd’hui, même dans notre appartement de 60 m², nous sommes toujours dans la même pièce.
Mais la vérité c’est que s’il y a des tensions dans le couple au quotidien, le fait de vivre en van ne résoudra rien. On connaît des couples qui n’ont pas survécu au voyage.
Question 8
Quel compromis vous semblait impossible avant de partir et vous paraît aujourd’hui totalement normal ? À l’inverse, sur quoi refusez-vous désormais de transiger ?
On était partis pour avoir un aménagement assez classique avec un confort « comme à la maison ». Finalement, le budget assez serré qu’on avait nous a fait faire des choix qu’on n’aurait jamais imaginés. Nous n’avons pas installé de chauffe-eau, ni de frigo et nous avons vécu un an, dans les conditions les plus extrêmes (45 °C en Grèce et -20 °C en Norvège), sans jamais trop nous plaindre. On a appris à manger différemment, à trouver des alternatives aux produits frais qu’on a l’habitude d’acheter. On a donc moins consommé de produits laitiers et de viande. Pour ce qui est du poisson, Jordane, le pêcheur, nous a fait manger plus d’un soir avec ses touches. Quand il faisait -20 °C, les placards prenaient tout seuls la fonction « frigo ».
Eh oui, on a connu des jours sans douche, car la simple idée de se déshabiller avec le froid glacial nous faisait frissonner. On avait une douche solaire mais sans lumière ni chaleur en Norvège, c’était mission impossible d’avoir de l’eau chaude. On est revenus aux bases en faisant chauffer notre eau à la casserole les jours où on avait vraiment besoin d’une douche.
Mais c’est ça l’aventure, non ? Ça nous a prouvé encore une fois qu’on n’a pas besoin d’avoir un confort 100 % optimal. Il faut simplement apprendre à vivre autrement.
À l’inverse, nous avons testé le « sans toilettes » dans notre petit Jumpy sur notre premier road trip. Pour Sarah, ça a été compliqué et c’est le point sur lequel elle ne fera pas de concessions sur les prochains fourgons. Nous avons testé les toilettes sèches nomades sur les autres road trips, et ça faisait clairement la différence, plutôt que de devoir aller faire ses besoins dans la nature, une pelle à la main.
Question 9
Quand vous cherchez un lieu pour passer la nuit, quels signes vous mettent immédiatement en confiance ? Qu’est-ce qui transforme un simple emplacement en véritable lieu d’accueil ?
Les lieux où nous sentons que nous pouvons passer une bonne nuit tranquille sont ceux qui n’ont pas de « red flag ». Par exemple, s’il y a des allées et venues incessantes de voitures à proximité (souvent liées à des deals de drogue ou prostitution) ou s’il y a beaucoup de déchets pas commodes (préservatifs, seringues, etc.), on ne reste pas. Le simple fait de voir un panneau d’interdiction de passer la nuit ou des barrières de hauteur nous pousse à chercher ailleurs. Nous souhaitons toujours rester dans la légalité avec ce mode de voyage et ne pas risquer un réveil par la police en pleine nuit et une amende à la clé.
Depuis que nous avons Héra, nous essayons d’éviter les parkings sans un brin d’herbe et nous essayons de chercher des spots plus nature. S’il y a déjà plusieurs fourgons sur place, on peut se sentir plus facilement en sécurité, même si on cherchera toujours à ne pas se coller aux autres et à rester discrets.
Nous avons également dormi sur quelques aires officielles de camping-car quand nous n’avions pas d’autres choix et il est vrai que la sécurité, la légalité et les services que l’on peut avoir sur ce genre d’aires sont confortables et rassurants. Mais nous privilégierons toujours un coin nature isolé, caché et loin de tout.

Question 10
Avez-vous vécu une rencontre avec un camping, un hôte ou un habitant qui a changé votre regard sur un territoire ? Qu’est-ce qui avait rendu cet accueil différent ?
Nous avons rencontré un local au Monténégro qui, en voyant notre plaque française, nous a gentiment abordés. Il parlait un peu français et nous avons échangé quelques minutes ensemble. Il nous a fait comprendre que le pays essayait de se développer doucement, et c’est d’ailleurs ce qu’on a vu dans les grandes villes avec les nombreux travaux de rénovation en cours. Nous avions une appréhension en arrivant au Monténégro et malgré la pauvreté, nous avons toujours trouvé les gens accueillants et souriants. Cette rencontre, en début de séjour là-bas, nous a fait directement changer de regard.
Question 11
Pour vous, qu’est-ce qu’un voyageur responsable en van fait concrètement — au-delà des beaux principes — pour respecter les lieux, les habitants et les autres voyageurs ?
Nous pensons que la responsabilité d’un voyageur est la même que celle d’un bon citoyen et tout simplement d’un humain respectueux. Si nous voulons que ce mode de voyage et de vie perdure, il faut absolument sensibiliser les voyageurs au fait de : - rester discret et à sa place, - ne pas polluer (pas de déchets jetés dans la nature, et ne pas se laver près des cours d’eau), - ne pas s’étaler et utiliser les lieux publics comme si on était au camping, - ne pas faire de bruit (pas de musique à fond).
Et pour aller plus loin, si on veut préserver vraiment les lieux, essayer de ramasser les déchets déjà présents.
Paradoxalement, nous avons beaucoup plus vu les locaux avoir ce genre de comportement dérangeant que les vanlifers. Malheureusement, si nous ne faisons pas un geste quand nous sommes sur un spot, les voyageurs seront plus facilement accusés et l’accès leur sera interdit dans le futur.
Question 12
Quelle destination européenne vous a le plus surpris, et quel endroit encore peu connu conseilleriez-vous à quelqu’un qui veut sortir des itinéraires évidents ?
Nous avons été agréablement surpris par la Slovénie. On voit de plus en plus de voyageurs aller dans ce pays mais il est encore assez peu connu. Il faut quand même garder une info en tête : le camping sauvage est totalement interdit ! Ça veut dire que là-bas, tu devras toujours passer tes nuits au camping.
On recommande particulièrement la vallée de la Soca qui est un paradis pour les yeux avec sa rivière bleu turquoise et ses cascades.

Question 13
Quel conseil auriez-vous aimé recevoir avant votre premier départ ? Et quel conseil très répandu sur la vanlife vous semble, avec l’expérience, franchement discutable ?
Pour être honnêtes, nous sommes de nature très organisés et nous anticipons beaucoup. Avant de partir, nous avons passé des heures à faire des recherches et à lire des blogs et des récits de voyageurs, si bien que nous n’avons pas l’impression d’être passés à côté d’un conseil important.
Le seul qu’on aurait peut-être aimé entendre, c’est qu’on a beau tout préparer dans les moindres détails, les imprévus finissent toujours par s’inviter. Notre itinéraire a été complètement chamboulé par la pandémie et on s’est retrouvés au cap Nord en pleine tempête de neige fin octobre, alors qu’on avait prévu d’y être en plein été. Aucune recherche n’aurait pu nous y préparer. Aujourd’hui, on dirait à ceux qui partent de préparer leur voyage autant qu’ils le souhaitent, tout en gardant en tête que le plan va bouger et qu’il faut savoir s’adapter.
Quant aux conseils qu’on lit partout, on n’en a pas vraiment trouvé qui nous semblaient à côté de la plaque. S’il fallait en nuancer un, ce serait peut-être cette image du voyage en van où l’on part sans rien prévoir, au gré des envies. Ça fait rêver, mais pour nous, préparer son itinéraire, repérer les endroits où l’on peut dormir légalement et se renseigner sur les vignettes ou les règles de chaque pays, c’est ce qui nous a permis de profiter de notre voyage sereinement.
Question 14
Côté pratique : quel équipement mérite vraiment sa place à bord, et lequel avez-vous transporté beaucoup trop longtemps avant d’admettre qu’il ne servait à rien ?
Les accessoires qui te rendent la vie plus facile au quotidien dans un van ne sont pas très encombrants. Pour la douche, nous conseillons toujours d’avoir une raclette car le véhicule est rarement garé de façon à ce que l’eau puisse bien s’écouler dans le bac à douche. Pareil pour les cale-roues. Bien que ça empêche de rester discrets, sur un parking pas droit, ça rend toujours service pour ne pas dormir la tête penchée.
En équipement plus gros, on recommanderait d’avoir une moustiquaire. En début de voyage nous n’en avions pas et dès que les beaux jours sont arrivés, nous en avons vite installé une. Toujours pratique pour pouvoir garder les portes ouvertes et ne pas être infestés d’insectes (surtout le soir). Pour se protéger contre le froid, avoir des isolants sur le pare-brise, ça fait clairement la différence, surtout si tu pars en mi-saison ou si t’es assez fou pour partir à la montagne en hiver.
Un des objets les plus inutiles selon nous et notre façon de voyager, j’ai nommé, la table de camping (et les chaises). Concrètement, c’est top de pouvoir s’installer dehors, devant son fourgon sur une belle plage. Mais en réalité, si tu veux respecter les lieux, tu n’as pas le droit de le faire (sauf dans certains pays). Encore une fois, la discrétion est ton meilleur atout si tu ne veux pas avoir de problème.

Question 15
Entre carburant, nourriture, entretien, stationnement et imprévus, quelle réalité budgétaire les futurs voyageurs sous-estiment-ils le plus souvent ?
Le carburant est clairement le poste principal du budget, et aujourd’hui, ça peut monter très vite. Il y a souvent un piège méconnu dans les pays étrangers, ce sont les vignettes ou abonnements pour circuler sur les autoroutes. C’est compliqué de trouver les bonnes infos, surtout en Norvège. Tu peux facilement rouler pendant des jours sur des autoroutes et ne rien payer mais recevoir une amende des mois après (identification du véhicule par caméra). Et parfois, même les routes nationales sont concernées et si tu n’as pas ta vignette, tu risques fortement d’emprunter illégalement une de ces routes sans t’en rendre compte.
Il y a plusieurs fois en Norvège où nous avons dû payer un ferry pour traverser, puisque la route s’arrêtait littéralement devant le fjord.
Si tu veux visiter les grandes villes, il faudra prévoir un budget « stationnement ». Souvent, c’est compliqué de rentrer dans le centre-ville avec ton gros véhicule et tu devras te garer sur un parking dédié et sécurisé bien cher, puis prendre les transports en commun. Tu peux donc te retrouver à devoir payer plus de 50 € ta journée (juste en stationnement et déplacement dans la ville).

Question 16
Après toutes ces routes, qu’est-ce qui vous donne encore envie de tourner la clé le matin ? Et quelle serait la prochaine aventure idéale pour The Happy Life Trotters ?
Depuis que nous avons goûté la vie en van, il nous est difficile de voyager autrement. Partir avec ta maison roulante te donne une telle liberté que tu ne pourras expérimenter autrement. Même si ce n’est pas toujours tout confort, même si on sait qu’il y aura des galères, on partirait les yeux fermés.
Si on devait choisir une destination pour une aventure idéale, ce serait sans hésiter le Canada et les États-Unis. Faute de budget, ce ne sera pas notre prochain voyage, mais pour le moment, notre prochain défi c’est de trouver un nouveau fourgon et de l’aménager pour repartir à l’aventure en Europe.
Carnet de route
La route, entre grands espaces et vie à bord




Le petit tour de van
Réponses courtes
- Lever de soleil ou dernier kilomètre au crépuscule ?
- Lever de soleil
- Itinéraire préparé ou détour improvisé ?
- Itinéraire préparé
- Le repas de secours qui sauve une soirée ?
- Pates / sardines en boîte
- La phrase que vous répétez le plus souvent dans le fourgon ?
- “Il est trop bien notre fourgon”
- Une chanson pour reprendre la route après une galère ?
- Sweet Home Alabama - Lynyrd Skynyrd
- Si votre van pouvait parler, de quoi se plaindrait-il en premier ?
- Des routes détériorées de Grèce
Continuer le voyage
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